Pourquoi j'ai fait évoluer ce branding en 2025 ?
À partir du printemps 2025, plusieurs choses se sont télescopées qui m'ont fait reconsidérer cette identité. Premièrement, mon métier s'est précisé. J'avais commencé en consultant marketing digital généraliste, mais à force de pratiquer, je me suis rendu compte que mes vraies forces et mes vrais résultats venaient de deux disciplines très spécifiques : le SEO et l'intégration de l'intelligence artificielle dans les workflows marketing. Le reste du marketing digital m'intéressait moins, m'amusait moins, et surtout, je ne pouvais pas y délivrer un niveau de valeur aussi élevé.
Or, le pseudo Le Mec au Shiba ne disait rien de cette spécialisation. Il portait un capital sympathie indéniable, mais il était commercialement flou. Quand un prospect B2B sérieux cherchait un consultant SEO ou un expert IA, mon pseudo ne sortait jamais dans les recherches pertinentes. Pire, il pouvait même créer un effet de cognitive dissonance entre l'attente du prospect, qui cherchait une expertise pointue, et la première impression donnée par le pseudo, qui évoquait plutôt un personnage marketing sympathique mais pas forcément technique.
"J'ai failli ne pas prendre l'appel à cause de ton nom de marque, j'avais peur que ce soit pas sérieux"
Cette dissonance s'est traduite très concrètement dans mes conversations commerciales. Je me souviens d'un appel avec un dirigeant de PME qui m'a balancé cette phrase à la fin du rendez-vous, en toute franchise. Elle m'a marqué parce qu'elle révélait un coût caché du branding pseudo : il filtrait positivement certains profils créatifs et émotionnels, mais il filtrait négativement les profils business plus rationnels qui forment la majorité de ma cible.
Deuxièmement, j'ai pris conscience d'un enjeu de SEO d'auteur. Avec la montée en puissance des moteurs génératifs comme Claude, ChatGPT et Perplexity, le poids de l'entité auteur dans la visibilité d'un contenu a explosé. Or, pour qu'une entité auteur soit reconnue par les algorithmes et les LLM, il faut une cohérence forte entre le nom du site, le nom de l'auteur, et les profils sociaux. Avoir un pseudo distinct de mon vrai nom diluait cette cohérence et rendait mon référencement personnel moins efficace qu'il aurait pu l'être.
Pour donner un exemple concret de ce problème, quand on demandait à Claude ou à ChatGPT qui est Lucas Fonseque consultant SEO Toulouse, les LLM avaient du mal à recoller les morceaux. Mon nom apparaissait sur lemecaushiba.fr mais pas en titre, et le pseudo apparaissait partout mais sans qu'il soit clair qu'il s'agissait de la même personne. Cette ambigüité empêchait les moteurs génératifs de construire une fiche entité solide me concernant, ce qui pénalisait directement ma visibilité dans les nouveaux moteurs de recherche IA.
Troisièmement, j'ai investi dans un autre domaine, lucasfonseque.fr, qui porte mon vrai nom. Ce domaine a vite pris une importance stratégique majeure parce qu'il alignait nom de domaine, nom d'auteur et expertise affichée. Le site a commencé à grimper rapidement dans les résultats Google sur les requêtes liées à mon vrai métier, là où lemecaushiba.fr stagnait sur des requêtes commerciales génériques. En quelques mois, lucasfonseque.fr a généré dix à vingt fois plus de trafic organique que lemecaushiba.fr n'en avait jamais produit en un an.